 |
 |
Reviens
: prélude à une nouvelle aventure
« Jusqu’à maintenant ma carrière
s’est déroulée par périodes de
trois ans. J’ai d’abord vécu trois années
d’incubation "quasimodesque", suivi d’une
période d’adaptation de trois ans à
ma carrière solo ! (rires). Et cet automne, avec
mon nouvel album, qui sait si je ne me lance pas à
nouveau dans une aventure qui durera trois ans ? »
Trois longues années se sont effectivement écoulées
depuis l’apparition sur le marché de l’album
'Seul' (qui aura trouvé preneur auprès de
quelque 2,5 millions de fans), période au cours de
laquelle le chanteur n’a guère eu le temps
de chômer. C’est en pensant à son public
francophone qui lui avait tant donné lors de ses
précédentes tournées que Garou a finalement
décidé, l’été dernier,
que son deuxième album serait également écrit
et chanté dans la langue de Molière.
Loyal et authentique, il a alors fait appel à plusieurs
collaborateurs de la première heure dont Luc Plamondon
et Romano Musumarra, tandem qui lui avait déjà
donné "Seul" et "Gitan". Ce duo
de choc récidive cette fois avec "Quand passe
la passion" et "Au cœur de la terre",
deux pièces qui semblent destinées elles aussi
à connaître semblable succès.
Luc Plamondon signe également les paroles (avec Aldo
Nova) de la fort belle "Pour l’amour d’une
femme", en collaboration avec les compositeurs Ago
Jeremy et Michael De Paul.
Didier Barbelivien ("L’adieu") est également
de retour avec une chanson aux paroles pour le moins percutantes
et ayant pour titre "Hemingway", tandis que Jacques
Veneruso, l’auteur de l’inoubliable "Sous
le vent" (Garou/Céline Dion), propose pour sa
part trois titres dont "Reviens (où te caches-tu)",
qui donne aussi son nom à l’album. L’illustre
auteur-compositeur est à nouveau à la hauteur
de sa réputation, ce premier extrait s’étant
rapidement hissé au sommet des palmarès de
plusieurs pays de la francophonie. La tonique "Passe
ta route" donne par ailleurs un solide coup d’envoi
à l’album avec son rock fougueux et tout en
rythmes. Beau cadeau également que la superbe "Prière
indienne", pièce d’une troublante intensité.
Érick Benzi, qui a réalisé pas moins
de 11 des 16 pièces de l’album, est également
l’auteur de "Pendant que mes cheveux poussent"
et de "Le sucre et le sel". Les paroles et le
sujet de cette chanson ont été inspirés
par Garou…
De nouveaux collaborateurs viennent s’ajouter à
cette liste dont nul autre que Jean-Jacques Goldman, avec
qui Garou a développé une solide amitié
depuis 1999, année au cours de laquelle il a commencé
à participer aux tournées des Restos du Cœur.
Tous deux espéraient d’ailleurs, depuis ce
temps, avoir l’occasion de collaborer ensemble à
un projet musical. C’est aujourd’hui chose faite
avec les pièces "Tout cet amour là"
et "Les filles", sur laquelle Garou chante, seul
avec sa guitare et sur un ton léger : « Les
étudier, les cerner/C’est mon credo, ma mission
».
Gérald De Palmas lui a pour sa part concocté
une chanson toute spéciale, intitulée "Et
si on dormait". Il faut dire que Garou avait depuis
longtemps exprimé à De Palmas son désir
qu’il lui écrive une chanson, soit à
l’occasion de leur toute première rencontre
il y a quelques années ! Devenus bons amis, De Palmas
est même allé rejoindre Garou à Bercy,
en mars 2002, pour chanter avec lui la pièce "Sur
la route" que ce dernier affectionne particulièrement.
Le réputé guitariste français Gildas
Arzel a quant à lui fait cadeau à Garou de
deux titres trempés dans le rock et le blues américain,
soit "Ton premier regard" et "Une dernière
fois encore", pièce qui clôture l’album.
On peut par ailleurs entendre, sur cette dernière,
le maître de la guitare jouer de son instrument.
Du côté des collaborateurs québécois
(outre Plamondon) on retrouve les noms de la parolière
Sophie Nault et du guitariste Claude Pineault, à
qui l’on doit la magnifique chanson intitulée
"L’aveu". Cette dernière comptait
parmi le lot de dizaines de chansons que le chanteur reçoit
à toutes les semaines et qu’il prend le temps
de bien écouter, que leurs auteurs soient connus
ou non, qu’ils soient des amis ou pas. C’est
ainsi qu’il a immédiatement été
séduit par "L’aveu", au point où
elle est parvenue à se frayer un chemin jusqu’à
l’album avant même que Garou ne rencontre ses
auteurs !
La pièce "Ne parlez plus d’elle"
a quant à elle été écrite et
composée par un trio ayant maintes fois eu l’occasion
de faire ses preuves dans le passé. C’est ainsi
que l’on retrouve les noms d’Éric Lapointe,
un vieux pote à Garou considéré comme
le plus grand rocker du Québec, Roger Tabra, un parolier
dont la réputation n’est plus à faire,
de même que Stéphane Dufour, l’un des
plus illustres guitaristes de la province, réunis
tous trois pour offrir à Garou ce petit bijou de
chanson qu’est "Ne parlez plus d’elle".
Mentionnons enfin que Garou a veillé à s’impliquer
dans toutes les étapes du processus menant au produit
final, du choix des chansons au mixage, en passant par le
mastering et la direction artistique. En résulte
un album contenant plusieurs styles qui lui sont propres,
un album de facture plus rock et plus rythmé, un
album qui lui ressemble. Un album à son image, éclaté
et sincère.
|